Mon parcours

Florence Deguen

On ne vient sans doute pas à la psychogénéalogie par hasard. Pour avoir fouillé, creusé, analysé mon propre système familial, j’avais moi-même beaucoup de choses à comprendre et à solder. Ne suis-je pas devenue journaliste pour « mettre en lumière » et « traquer la vérité »?

Pendant vingt ans, j’ai exercé passionnément mon métier dans un quotidien national. En charge de la rubrique « famille » au service Société du Parisien/Aujourd’hui en France, j’ai beaucoup travaillé sur les nouvelles filiations (GPA, homoparentalité…), les enfants nés sous X, les violences conjugales, l’inceste, le deuil…

J’ai eu la chance de rencontrer des psychiatres qui ont bouleversé ma vision du monde. Comme Bernard Geberowicz, grand spécialiste de la thérapie familiale avec lequel j’ai co-écrit un ouvrage aux éditions Albin Michel en 2007. Ou Serge Tisseron, dont les travaux sur les secrets de famille m’ont incitée à creuser ma propre histoire.

Par goût et parce que je sais fairej’ai mené en parallèle de nombreuses enquêtes pour retrouver un arrière grand-père évaporé ou un mère biologique effacée. Dénicher les faits, souvent stupéfiants, ensevelis sous les non-dits. J’étais celle à qui on demandait : « Toi qui aime tellement ces histoires-là, tu ne pourrais pas m’aider à retrouver… ?»

Formation de psychogénéalogiste

Lorsque j’ai quitté mon journal en 2016, j’ai décidé d’oser une autre vie. Je me suis installée en Normandie, sur une falaise face à la mer à l’instar de mes ancêtres maternels. Et j’ai intégré l’Institut de formation à l’analyse transgénérationnelle Généapsy.

Cette école humaniste et pluridisciplinaire propose une formation certifiante de thérapeute en trois ans. Le cursus implique un mémoire personnel, une supervision exigeante et la publication d’un article de recherche sur lequel je suis en train de travailler.

En parallèle de mes consultations, je continue à exercer mon métier de journaliste comme rédactrice en chef de la revue Michel, un semestriel au long cours qui traite avec originalité de culture et société en Normandie. J’enseigne l’écriture journalistique au Centre de Formation et de Perfectionnement des Journalistes (CFPJ) à Paris ainsi qu’à l’Université du Havre. J’anime aussi avec bonheur des ateliers d’écriture créative et d’estime de soi.