Déroulement d’une thérapie

Il est impossible de dire à l’avance combien de temps va prendre une analyse transgénérationnelle. Ce voyage en terra incognita familière est propre à chaque individu. A son système, à ses résistances… Une douzaine de séances sont souvent un minimum. Il est important de laisser du temps au processus.

L’espacement des séances est en général un peu plus grand que lors d’une thérapie classique : un délai est nécessaire pour les recherches, comme pour la « digestion » des découvertes.

En début de thérapie, je vous remets un protocole d’enquête généalogique. Je vous accompagne et vous aiguille pour retrouver les actes d’états civils et les documents signifiants, afin de retracer les parcours de vie de vos ascendants morts il y a longtemps. C’est vous qui faites les recherches, y compris, souvent, auprès des vivants.

Chaque quête est unique

Les séances sont consacrées à l’écoute du récit familial, à « l’ouverture » de l’arbre et à votre quête : la raison pour laquelle vous avez décidé d’entamer cette thérapie. Echecs conjugaux répétés, difficulté à gagner de l’argent, à conserver un poste, peur d’avoir des enfants ou crise de passage inattendue… Votre quête est unique et peut prendre plusieurs séances à se préciser.

Vous dessinerez votre génogramme, c’est à dire un arbre généalogique « sensible » où figurent de nombreuses informations (sociales, affectives…) sur au moins cinq générations. En parallèle, je vous proposerai des outils pour explorez l’histoire familiale sur le plan symbolique et émotionnel.

Le processus s’achève lorsque cet amalgame subtil entre informations, émotions et prises de conscience aura mis en lumière ce qui a impacté le système.  Lorsque vous aurez découvert, compris et soldé les mécanismes de défense qui vous ont « sur-déterminé » et qui télescopent votre quête.

Vous êtes alors prêt à donner les clés de votre destin à cette petite part essentielle de vous-même : votre libre-arbitre.

Les outils de l’analyse

Le génogramme est un arbre généalogique « sensible » sur lequel on porte des détails signifiants au delà des simples dates de naissance, mariage et décès : métiers, âges-clé, maladies, accidents, guerres, émigrations, évènements de vie, alliances et conflits entre individus… Il permet de visualiser les liens, les répétitions, de remettre chacun à sa place dans le système familial, y compris ceux trop tôt disparus ou dont on n’a jamais entendu parler.

L‘utilisation de photos, de cartes postales, de dessins permet de représenter sa famille sur un plan symbolique et métaphorique, porteur d’informations souvent inconscientes. L’image est à la fois ludique, sidérante et bavarde. Celle que l’on choisit sans trop réfléchir, juste parce que « ça me fait penser à elle » même si on n’a pas connu la personne, fait émerger l’indicible : une grand-mère qui danse, un grand père qui boit…

Objets flottants / figurines

De nombreux autres outils permettent d’aller au devant de ce qui ne peut être mis en mots. Rêve éveillé libre ou dirigé, objets flottants… L’utilisation de figurines permet par exemple de représenter sa famille en « 3D », vivants et morts dans le même espace. Au delà des symboles, toujours très riches en informations, ces petites scènes imaginaires permettent d’agir sur la place de chacun. Sur les interactions entre les uns et les autres et les émotions associées.

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